Mohandas Karamchand Gandhi
(1869-1948)
Gandhi était pour la non-violence, il pensait que celle-ci ne servirait à rien, elle ne serait qu'une chaîne continue de vengeance et ce n'était pas ce qu'il voulait comme résultats à ses combats passifs.
Gandhi exprime clairement sa demande d'indépendance pendant la Seconde Guerre mondiale, rédigeant la résolution " Quit India " réclamant le départ des Anglais, résolution qui engendre le plus grand mouvement pour l'indépendance que l'Inde ait jamais connu, entraînant des arrestations de masse et de la violence sur une échelle sans précédent.
Gandhi était un personnage hors du commun concernant les relations entre les communautés hindoue et musulmane de l'Inde. On affirme qu'il arrête des émeutes inter communautaires par sa seule présence. Gandhi s'est toujours opposé à tout plan entraînant la partition de l'Inde en deux nations, ce qui se fera malgré tout, une à majorité hindoue, l'autre à majorité musulmane (le Pakistan). Le jour du transfert du pouvoir, Gandhi ne célèbre pas l'indépendance avec le reste de l'Inde, mais va ensuite à Calcutta soutenir par un jeûne les efforts pour stopper les émeutes entre hindous et musulmans. Néanmoins, il reste opposé à l'idée de mariages intercommunautaires ou à celle de manger ensemble les mêmes aliments.
Il est assassiné à New Delhi le 30 janvier 1948 par Nathuram Godse, un hindou extrémiste, ex-membre de la Sangh Parivar, qui l'accuse d'être responsable de la partition. Nathuram Godse sera condamné à la pendaison mais il dit lui même : « Je n'avais rien contre Gandhi et je le respectais car je lui ai même baisé les pieds ».
Quelques citations :
...D'abord ils vous ignorent, puis ils vous ridiculisent avant de vous combattre et, enfin, vous remportez la victoire...
...Je suis pour un même calendrier pour le monde entier, comme je suis pour une même monnaie pour tous les peuples et pour une langue auxiliaire mondiale comme l'espéranto pour tous les peuples...
...La civilisation, au vrai sens du terme, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais à les limiter volontairement. C'est le seul moyen pour connaître le vrai bonheur et nous rendre plus disponible aux autres. Il faut un minimum de bien-être et de confort; mais passé cette limite, ce qui devrait nous aider devient une source de gêne. Vouloir créer un nombre illimité de besoins pour avoir ensuite à les satisfaire n'est que poursuite du vent. Ce faux idéal n'est qu'un traquenard...
...La fin est dans les moyens comme l'arbre est dans la semence...
...Si un homme ne se suffit pas à lui-même, que la famille lui vienne en aide. Si la famille ne se suffit pas à elle-même, que le village lui vienne en aide. Si le village ne se suffit pas à lui-même, que le pays lui vienne en aide...
...Là où le choix existe seulement entre la lâcheté et la violence, il faut se décider pour la solution violente. J'aimerais mieux que l'Inde défendît son honneur par la force des armes plutôt que de la voir assister lâchement et sans se défendre à sa propre défaite. Mais je n'en crois pas moins que la non-violence est infiniment supérieure à la violence...
...Un soldat qui désobéit à un ordre de faire feu enfreint son serment et se rend coupable de désobéissance criminelle. Je ne puis demander à des fonctionnaires et à des soldats de désobéir, car lorsque je serai au pouvoir, j'utiliserai, selon toute probabilité, ces mêmes fonctionnaires et ces mêmes soldats. Si je leur enseignais la désobéissance, je crandrais qu'ils n'agissent de même lorsque je serai au pouvoir...